07 juin 2007
BUT DE CE BLOG
Le but de ce blog que je mettrais à jour au fil du temps est de :
Rendre hommage à tous les combattants qui ont contribués à la gloire du 125éme RI de par leurs sacrifices sous les plis du drapeau et faire revivre les traditions de ce brave régiment Pictave. Vous trouverez les rubriques suivantes:
-l'historique du 125ème à travers les âges.
-Un petit peu de tradition....
-Comme fil conducteur du blog, les batailles auxquelles le régiment a participé en 1914 -1918
Durant cette période de 52 mois de guerre ,le régiment de Poitiers a écrit ses plus belles pages de gloire, malheureusement, dans le sang de ses combattants et pour la liberté de notre sol. Il leur avait été demandé de tenir. Ils l'ont fait et comment !! ."Gloire à ceux qui sont tombés et à ceux qui en sont revenus" malheureusement pour certains en triste état. BRAVES DU 125ème NOUS VOUS EN SOMMES RECONNAISSANTS...
je tenais ici sur ce blog, rendre hommage à monsieur Lazare Ponticelli ,le dernier survivant de la guerre 1914 1918 qui a quitté ce monde pour rejoindre celui de ses camarades tués au combat Monsieur Ponticelli respects honneur à vous
(source terre magazine avril 2008)
(collection DMD 86)

11 juin 2007
LES BATAILLES INSCRITES AU DRAPEAU
(collection DMD86)

lA BEREZINA 1812
A MARNE 1914
YPRES 1914
VERDUN 1916
LA SOMME 1916
MONTDIDIER 1918
Les citations obtenues par le régiment..
La fourragére du 125°
Son historique remonte à la fin du XVI éme. Il s'agissait d'une simple corde à fourrage portée autour de l'épaule, par les dragons AUTRICHIENS. Napoléon lui donna l'appellation "fourragère".
Cet attribut de couleurs variantes suivant les armes a été porté jusqu'à la fin de la guerre de 1870.
Rétablie en avril 1916, elle était destinée à récompenser les unités méritantes formant corps, pour des actions collectives d éclat. Pour la période de la première guerre, il a été mis en place: la fourragère aux couleurs de la croix de guerre(verte et rouge) obtenue après deux citations à l'ordre de l'armée. Celle aux couleurs de la médaille militaire (jaune et verte) aprés 4 citations à l'ordre de l'armée. Celle à la couleur de la légion d honneur(rouge)obtenue aprés 6 citations à l'ordre de l'armée, ensuite sont venues les fourragéres doubles.
Le 125éme régiment d'infanterie est décoré de la fourragère aux couleurs de la médaille militaire obtenue après 4 citations à l'ordre de l'armée.
Note concernant la croix de guerre 1914-1918
Elle a été mise en place sur proposition de Mr DRIANT deputé combattant(mort pour la france au bois des Caures en fevrier 1916) le 8 avril 1915.Ele est attribuee de plein droit aux militaires cités pour faits de guerre pendant le conflit 14-18.Elle est attribuée individuellement ou collectivement, à des unités qui se sont distinguées
07 juil. 2007
HISTORIQUE DU REGIMENT...
Crée en 1795, le régiment bien que désigné par le n°125 ne fut jamais entièrement constitué.
Le 125ème nait réellement en 1810, constitué avec le passage des régiments hollandais, au service de la France. Il prit part aux campagnes du 1er Empire et s'illustra par son sacrifice à la BEREZINA en 1812.
Reconstitué en 1870, après la guerre contre la Prusse et les évènements de la commune de Paris, le 125ème est affecté en 1875 à POITIERS où il s'installe dans les casernes Rivaud, de l ancien Séminaire et des Dominicains.
Le régiment participe aux opérations coloniales en Afrique:
En 1881 à EL ARBAIN ZAGHOUAN BOU HADJEBA en Tunisie ainsi qu'en 1895 à Madagascar.
Le régiment est rattaché au 9°CA et à la 17°DI puis 152°DI et c'est au sein de ces grandes unités qu'il participe à la grande guerre où il en reviendra avec la fourragère jaune (médaille militaire) avec 4 citations à l'ordre de l'armée une à l'ordre du corps d'armée et une à l'ordre de la division.
En 1923 le 125° est dissout, ses traditions sont reprises par le 32°RI.
Il est reconstitué en 1939, au sein de la 18°DI où il participe aux combats en 1940 à FALAEN, ENTHEE, ASTIERE, dissout en 1940, il est reconstitué en 1944 à partir des groupes FFI de la région. Il opère au sein des Forces de l'Atlantique aux combats des poches de Saint-Nazaire, Royan, La rochelle, il est à nouveau dissout en 1945.
Recrée en 1968, sous l'appellation de 125°RCD regiment de commandement divisionnaire et est dissout définitivement, en 1994 à Poitiers.

voila ce qu ils faisaient...quand ils étaient de garde.....
(don de mr andré Jouineau..ecrit par un de ses ancétres)
(merci à ma collegue melusine)

il s en passait des choses à cette époque
(sources La Nouvelle Republique)
caserne de la 7éme compagnie à Thouars (79) la compagnie sera transférée en 1914 à Rivaud
Appartenance du 125eme régiment d'infanterie
Le 125ème RI faisait partie en1914 du 9ème corps d'armée stationné à TOURS.

Le général DUBOIS commandait cette unité...

insigne du 9eme corps en 1939
d autres regiments du 9éme corps
Le 125ème RI ètait rattaché avec son régiment frère le 114ème RI à la 34ème brigade de Poitiers qui était commandée par le Général GUIGNABEAUDET.Ils faisaient parties au début du conflit, de la 17ème division d 'infanterie dont le PC était situé à Chateauroux et,commandée par le Général DUMAS. En décembre 1915 ces deux régiments ont été affectès à la 152ème division d infanterie. Le recrutement du régiment ètait effectuè au sein des classes provenant des dèpartements de la Vienne, des Deux -Sevres, du nord de la Charente quelques Vendèens et Berrichons venaient complèter les effectifs.Au cours du conflit, le recrutement ètait nationnal mais, un noyau de Poitevins ètait maintenu au sein du 125ème.
Voici la liste des officiers, en 1914.
14 juil. 2007
...UN PETIT PEU DE TRADITION....
La fête du régiment
merci à Francois Vaudour (le129°RI)

Elle se déroulait fin novembre.A cette occasion, les punitions étaient levées, un quartier libre était donné après la prise d'armes et le repas.
Cette fête commémorait les combats de la BEREZINA, ou, au côté du 44ème RI, le 125ème s'était sacrifié, afin de couvrir la retraite des armées de l Empereur, sur la BEREZINA...
Les deux unités avaient alors formé le carré, pour faire face au 60 000 cosaques, qui les harcelaient. Seuls, 120 combattants ont survécus autour du Général BARMONT et du Colonel WALINER commandant alors le 125ème.....
Le 125ème régiment d'infanterie est un régiment d'infanterie, voici une petite note, concernant cette arme...
Casque adriant avec l insigne des fantassins
L'origine de l'infanterie remonterait à la nuit des temps...les premiers combattants étaient bien les hommes préhistoriques...ils y allaient bien à pied....
Son apparition véritable est due à la victoire de gens à pieds, Suisses. En 1480, le roi louis XI a fait regrouper plusieurs milliers de gens, afin de les faire instruire par ces redoutables combattants Suisses. Ainsi ils sont utilisés pour la protection des garnisons de Picardie. Ils sont organisés en bandes. C'est au moment des guerres de religions, qu'on été mis en place les structures de régiments. Composés de piquiers et d' arquebusiers, la tactique consistait à combinner leurs actions de feu et de choc. Après la mort d'Henri IV, qui choisissait lui meme ses unités, afin de constituer l'armée royale, les régiments disparaissaient ou réaparaissaient au grès des événements, hormis les plus prestigieux et les 5 vieux : PICARDIE-PIEMONT-NAVARRE-CHAMPAGNE-NORMANDIE(qui donneront les 1°- 3°- 5°- 7°- 9° RI).Engagés dans d'incessants combats, les régiments d' infanterie s'illustrent en mettant fin à l'invincibilité des fantassins Espagnols, entre autre. Avec 1636 bataillons d active, de réserve et territoriaux en 1914,l'infanterie a été l'arme de la grande guerre. C'est elle, qui a été la plus éprouvée avec 90 % des pertes totale. Soit un officier sur trois, 1 fantassin sur quatre. En ne minimisant bien sur, pas du tout, le sacrifice des autres armes. En même temps que leurs tenues, les fantassins, ont adaptés leurs tactiques, afin de répondre aux nouvelles exigences du combat. Transformées les grandes charges de l'été 1914, en pantalons garance. Les poilus de 1915 ne chargent plus en grandes actions,ils s élancent.... en tenue bleue horizon et coiffés du casque ADRIAN. Changé aussi l'armement, bien que le LEBEL soit toujours son arme, les fusils mitailleurs font leur apparition en 1917,ainsi que les grenades à fusil et les chars. La coordination des feux avec l'artillerie, appuyée par l'aviation rentre dans les nouvelles donnes. Toujours est-il ,qu'entre les deux victoires de la Marne,le fantassin a toujours connu toutes les pires souffrances,quoi qu'en fut l'insigne porté sur le casque: chasseurs colonniaux, légionnaires. Il est légitime pour lui, de considérer avec fièrté, la part de la victoire due à sa seule détermination. Il ne suffit qu'à voir les listes des monuments aux morts, de nos villes et villages de métropole et d'outre mer.
Son saint patron est SAINT MAURICE, qui se fête le 22 septembre. Il était le chef d'une légion romaine composée uniquement de chrétiens. Sa légion apprenant qu'elle allait être employée pour persécuter des fréres chrétiens, décida de se rebeller, et s'arreta dans le VALAIS en SUISSE. L'empereur romain, furieu ordonna par deux fois qu'on tua un soldat sur dix. Cependant, les martyrs étaient encouragés par MAURICE et ses officiers. L'Empereur fit masacrer sa légion. Fantassin de la premiere heure, l'exemple de SAINT MAURICE et de ses compagnons nous laisse un beau témoignage de fidélité et de cohésion des soldats autour de leurs chefs, et le sens moral élevé dans le refus d'un ordre, injuste au péril de sa vie. Saint MAURICE incarne le courage et la discipline sans faille , un sens de l' honneur sans restriction, et un esprit de sacrifice sans limites. Fort de son exemple, MAURICE a donc été choisi comme saint patron de tous les fantassins.
SAINT MAURICE PATRON DES FANTASSINS
L'INFANTERIE c'est un état d'esprit fait d'enthouisasme, de rigueur, de rusticité, de cammaraderie. L'INFANTERIE c'est une histoire sacrée, celle de notre pays. Le fantassin est un homme simple, motivé par des idées simples, mais fortes, par la fidélité du devoir,le culte de la mission et du sacrifice au service de la france. L'INFANTERIE s'est forgée une ame et un caractère au cours des siécles. Les fantassins de 14-18, nous ont réhaussés ces valeurs, par leurs dévouement et sacrifices sans limites.
ET PAR SAINT MAURICE VIVE L'INFANTERIE
En hommage à nos fantassins de 14/18
"le fantassin est celui qui vit, qui dort, veille,peine et combat dans la boue ou la poussiere et le sang,celui qui grelotte dans son abri.Celui qui endure milles privations,des fatigues,des horreurs de toutes sortes.Il est celui qui est exposé à toutes les alertes,, à toutes les surprises.C est celui que la mort guette sans tréve ni repos, qui voit ses compagnons tomber les uns aprés les autres à ses cotés.C est celui qui se demande, à tout moment,comment il peut bien se faire que son tour ne soit pas venu.Il est celui qui recoit des coups qu il ne peut pas rendre et qui,quand les invisibles artilleurs ennemis lui déversent des tonnes d'acier ou des nuages empoisonnés.C'est celui à qui l'on demande l'effort surhumain de quitter son trou ou son existence se protége tant bien que mal.C'est celui à qui l'on demande d'exposer sa poitrine dans la zone ou claquent les mitrailleuses ,ou s égrenne les obus comme on égrenne un chapelet .C 'est à lui que l on va demander de sauter dans la tranchée ennemie ou son adversaire le guette pour lui tendre le dernier traquenard.Il est celui, qui cet effortinoui accompli, et si il a vaincu et si il a survécu, demeure isolé dans cet inconnu sans appui extérieur, dans l attente d'un retour offensif de l ennemi.Il est celuiqui, aprés une action,offensive ou défensive,entendra, pendant des jours les bléssés amis ou ennemis tombés dans les lignes, gémir ,se plaindre et sera torturé à l'idée de les abandonner à leurs tristes sort sans pouvoir les secourir.Il vira encore quelques jours auprés de leurs cadavres qu il verra se décomposer déchiquetés par les rapaces ou dévorés par les rats.Il aura la douleur extéme de ne pas pouvoir les ensevelir afin de leurs rendre le repos éternel.Il devra de nouveau surgir,à découvert résigné à l avance du sort qui pourrait l attendre.Il serait possible d ajouter a ces tableaux des touches qui les rendraient encore plus criants.C etait là le lot de tous nos fantassins.Mais dans ces terriblesépreuves le moral de nos fantassins est dune pure beauté.Il est enthouisaste et pret à tous les sacrifices et dévouements.Il va là ou on veut et fait ce qu'on lui commande,certes non sans grogner, mais avec une ardeur qui ne se dément pas, jamais...Il à été dit que le fantassin Francais n était pas suceptible de ténacité dans la défense et que les revers subis avaient abbatus son moral.La Marne en 1914, l'Yser, l'Artois, Verdun, la Somme, la Champagne , la Marne en 1918 ...ont glorieusement fait justice à ces légendes.Voici l hommage que j ai voulu rendre à nos fantassins à tous nos fantassins de ce conflit
voici l uniforme de nos soldats avec une partie du barda
voici l uniforme de ceux que nous avons dus affronter
(don de mr André Jouineau)
Les différents chefs de corps :
1795 Chef des brigades HOUPERT
1810 Colonel WALIMER
1870 Lt Colonel JOURDAIN
1871 Colonel LEBRUN
1874 Colonel SABATIER
1881 Colonel POTIRON de BOISFLEURY
1888 Colonel BIDOI
1889 Colonel CRETIN
1891 Colonel BLANCHOT
1894 Colonel MARSAA
1897 Colonel BABIN
1901 Colonel BAUGILLOT
1907 Colonel LANQUETOT
1914 Colonel DESCHAMPS
1915 lt colonel DEVUNS tué à l ennemi
17 MAI 1915 LCL RAUCH
24 DEC 1915 LCL MADELIN
1916 Lt Colonels OUDRY- ALTENMAYER
1917 lt colonel MAUREL
1919 Colonel RAUCHE
1939 Lt Colonel TAUREO
1944 Colonel CHENE
1945 Colonel THIANT
1968 Colonel DECHALAIN
1971 Colonel TREHUT
1973 Colonel CORDET
1985 Lt Colonel GUILBAUD
1987 Colonel JOSEPH
1991 Colonel MERCIER jusqu'en 1994.
04 août 2007
LES COMBATS DE 1914/1918
Le 125°RI a participé aux combats:
-1914 de Lorraine, du grand Couronné, La Marne, les Flandres
-1915 batailles d'Artois
-1916 bataille d Artois Verdun(cote 304)la Champagne la Somme
-1917 offensive de l Aisne ,Lorraine -foret de Parroy- le Grand Couronné de Nancy
-1918 la Somme(Grivesnes) le Matz, Picardie, Thiérache
l' armistice trouve le régiment aux abords de Fourmies, à la frontière BELGE.
18 août 2007
LA MOBILISATION
Dans un premier temps, les permissionaires sont rappelés.Pour certains qui habitaient le secteur ,ils avaient obtenus une permission afin de donner un coup de main aux"métives".L ordre de revenir ne les surprenait pas et durent laisser leurs travaux.
Le 1er aôut, le régiment était en manoeuvre au camp de Biard et reçoit l'ordre de rejoindre ses casernements.
Les unités se mettent immediatement en route, aux accents de la Marseillaise et du Chant du Départ.
Le 2 aôut vers 16h, un cycliste de la brigade remet au Colonel DESCHAMPS un télégrame, c'est l'entrée en guerre......
Fébrilement et anxieusement le régiment se prépare. Le Chef de corps fait rendre les honneurs au drapeau sur la place d'arme de Poitiers, devant une foule immense, ainsi que devant les autorités civiles et le clergé de la ville.
les unités massées sur la place leclerc avant les honneurs au drapeau du 125éme
honneurs au drapeau le 3aout 1914
Le 125éme Régiment d'infanterie dans la rue Magenta à Poitiers le 5 aout 1914 se rendant à la gare

Le régiment embarque par bataillons le 5 aôut à la gare de "grand pont", pour combien de temps ? Mystère!!!
Mais tous ont la certitude qu'ils reviendront très vite.....et que la guerre sera rapidement achevèe......
21 août 2007
LE DEPLOIEMENT DU REGIMENT La bataille de REMEREVILLE
Après un voyage très pénible de 36h en chemin de fer, le 125ème débarque dans sa zone de couverture, à savoir :
- Pour le 1er bataillon à CHALIGNY
- Pour le 2ème bataillon à PONT ST VINCENT
(merci à Marc ROHMER)
- Pour le 3éme bataillon à MARON
(merci à Marc ROHMER)
Afin de passer la nuit du 7 au 8 aôut. Seul le 2ème bataillon quittera ses quartiers pour faire place à d'autres troupes, mais il y retournera le 9....
les premiers jours de la campagne débutent pour le 125éme par une série de marches et de contres marches afin d achever le mouvement de concentration du 9éme corps qui,pour l'occasion, était associé au 20éme corps .Le 11 aôut le régiment prend la direction de NANCY sous une chaleur épouvantable, où quelques hommes sont victimes de "coup de chaud". Cependant, le Régiment au soir était à pied d'oeuvre avec son effectif au complet.
Le 1ér Bataillon prend position à Champigneulles, les 2éme ,3éme bataillon et la CHR seront en positions à Bouxieres aux dames.le 13 aout le 125éme est à ses emplacements de combat, dans le secteur de Brin sur Seille, Eulemont, et la foret de Champenoux sous un déluge d'eau......
La défense de NANCY
les hommes, malgré l'inconfort sont installés prêts à recevoir l' ennemi avec un moral au beau fixe. De jours en jours les avants postes sont portés vers l'avant. Le plus inquiètant est le survol des positions par les avions ennemis, qui malgré les tirs dirigés contre eux continuent leurs activités au dessus des lignes, au grand dam des soldats.
La frontière
Le 18 aôut, la frontière naturelle de la Seille est franchie avec émotion.Les hommes prennent d'eux memes le pas cadencé et mettent l'arme sur l'épaule
frontiere à Nomeny
Le 125éme est placé dans les secteurs de Gremeray-Pettoncort-Chambrey.L'ordre de mouvement est alors donné au 125éme. Le régiment, par respect envers les populations n' endommage pas son environnement, contrairement aux allemands qui comettent des actes ignobles de barbarie tant sur les populations que sur les habitats dans les villages frontaliers.Le régiment recoit alors pour mission d'occuper les secteurs de :
Champigneulles
Bioncourt. C'est ici que la 9éme compagnie du 125éme aura son premier tué.Une escouade etait alors en patrouille lorsqu'ils ont etes surpris par trois cavaliers ulands qui ont fait feu.Les hommes ripostérent tuerent 2 allemands et le 3éme prit la fuite
Chambrey,Essey lès Nancy
Le 20 aôut, le régiment reçoit l'ordre de se replier vers NANCY à la caserne Kleber en attendant le départ du 22 aout comme toutes les unités du 9éme corps. Dans la nuit "alerte" les prussiens ont franchis la frontière.Les autres unités du 9éme corps avaient déja commencées l embarquement.
le 125éme et le 114éme furent dirigés à 15 kms de NANCY, dans les tranchées creusées par le génie. Le 24,prévenu par le 7éme hussard qui annonce l'arrivée d'une forte colonne ennemie ,le 125éme se porte vers 6h30 en ligne d'attaque pour les 1ér et3éme bataillon.Le 2éme bataillon est placé en réserve au bois de Salliveau. C est là que le 125éme aura son véritable baptéme du feu. L'objectif du régiment est Réméréville,la cote 305,puis Hoeville et le bois de Bexange la grande.Le deuxiéme bataillon recoit la mission de s'emparer de Réméréville et de s'y tenir en soutien ce qui est réalisé rapidement .Dès que les premiers éléments du 125éme arrivent en vue D'Hoeville, l'artillerie allemande se déchaine et,combinée avec le feu des mitrailleuses, fait des ravages dans nos rangs.A la tombée de la nuit ,bloqué sur le plateau de Réméréville, le régiment entamme de creuser des positions.Le 114émeRI charge à la baionnette, le 125éme abandonne alors ses positions afin de préter main forte au régiment de Saint-Maixent.Malgré le gain de terrain trés appréciable ,les deux régiments doivent se replier sous les coups des deux artilleries .La notre tirant alors trop court, genée par l obscurité.Ce soir là un bon nombre de soldats Poitevins des deux régiments furent tués ou bléssés.Les bléssés ne pouvaient pas etre relevés. Un bon nombre d entre eux périrent faute de soins ou furent faits prisonniers. Les régiments poitevins avaient en face d eux la 9éme"ersatz brigade infanterie" Au cours de cette tragèdie sont tombés un bon nombre d hommes et de chefs dont:
le Capitaine Coet Edmond qui, bléssé le 24 aout à la tete de sa compagnie sur le plateau de Réméréville a été atteint une nouvelle fois presque aussitot Le Capitaine Coet s'est toujours préocupé de l issue des combats concernant sa compagnie.Il est décédé de ses blessures le 6 septembre a l hopital de Nancy.Il à été cité à l'ordre de l'armée
le capitaine Puissesseau qui, le 24 aout , est tombé en entrainant sa compagnie dans une charge à la baionnette sur le plateau de Réméréville le capitaine Puissesseau à été cité à l ordre de l armée
le capitaine Puissesseau repose dans une tombe individuelle au cimetiere de Réméréville
Au matin, le 2éme bataillon qui lui était en réserve à Réméréville ,débouche de ses positions.L ennemi ouvre alors le feu,stoppant ainsi l'avance du régiment qui s'était joint au 2éme bataillon.Malgré tout, le régiment,chef de corps en tete, gagne de l avant en parvenant à hauteur des bois de Bexange.La 13éme brigade d ersatz etait en soutien de la 9éme
Cependant,les unités voisines n ont pas pu réaliser le mouvement,le 125éme à du stopper sa progression.L'ordre de rompre le combat lui est donné.Les compagnies se replient en s épaulant les unes aux autres sous la protection de notre artillerie qui, tire à vue sur les allemands infiltrés en leurs causant d'importantes pertes.Le régiment se replia alors sur ses positions du 24 aout en abandonnant Réméréville.
L'ordre est donné au régiment de s'emparer de Réméréville le 26 aout,ce qui sera réalisé non sans pertes.le village aura été pillé ,des habitants fusillés par les allemands.Le 3 septembre le 125éme quittera ses positions de Réméréville il sera relevé par les unités de la 11éme division d'infanterie(division de fer) qui elles aussi devront abandonner cette petite ville pour la reprendre quelques jours plus tard avec des lourdes pertes.
Au début de la mobilisation, les villages frontaliers tels que Arracourt,Réméréville,Deuxville,Hémaménil...se préparaient.A Réméréville les femmes s' étaient inscrites auprés de la croix rouge afin de se rendre utiles comme infirmiéres .Partout ailleurs les jeunes filles récoltaient draps et vétements pour les soldats les jeunes garcons s'improvisaient comme bouviers.Les réquisitions allaient bon train jusqu'au 15 aout ou les travaux agricoles reprenaient timidement sous des tirs d'obus allemands.Les combats véritables ont commencés pour cette petite région vers les 20-22 aout
Soulignés en bleu les villages qui ont eus à subir les exactions de l ennemi
Comme ce 22 aout à Réméréville, Mazerulles,Eberviller,Courbesseau,Deuxville ,Maixe.......Le calvaire pour ces hatibants allait commencer.Partout le meme scénario.Une entrée tonitruante des cavaliers ensuite des fantassins..Partout l ennemi exigeait l'ouverture des portes des fenetres ,commetait des exactions...Ils exigeait de l eau,du vin des oeufs, du lard...malheur à ceux qui ne donnaient pas.Ne se contentant pas de cela ils prirent des otages, réquisitionnent des outils.Ils incendient les maisons comme à Maixe ou ils rassemblent les hommes valides en représailles d'un de leurs hommes tués par les soldats Francais,ils brulent 32 maisons tuent1 personne.Au village de Raville ,se croyant menacés,ils tuent de sang froid 4 personnes innocentes.Memes exactions à Crévic le meme jour.Furieux que les habitants aient aidés les Francais du XXéme corps les allemands incendiérent le village et plus particulièrement le chateau du Général Lyautey en invitant les habitants au spectacle
En réalisant mieux leur cruauté,les allemands obligerent un habitant du village à monter dans son grenier.Ils mettent le feu au fourrage et exigent que cet homme reste dans le grenier.Celui ci a du son salut à une ouverture dans le mur qui lui permit de s'échapper malgré une brulure grave.Tout comme ils ont obligés les habitants de Grandvezin à tout quitter en laissant meme les enfants dans les berceaux..Le 23 aout à Réméréville,ils prennent en otage le prètre q'ils soupconnaient de faire des signaux dans son clocher,pillent des maisons,abbattent les arbres des jardins.
Réméréville sera particulièrement martyrisée.Cette petite bourgade sera occupée, prise, réoccupée, reprise.Toute la journée du 26 aout les habitants seront pris pour enterrer les morts, et serviront de boucliers humain.Le 28 Réméréville est de nouveau Francaise, et nos soldats essayent de rassurer les habitants.Après la relève des soldats un ouragan de fer et de feu s'abat sur le village.Il est repris par les allemands le 5 septembre jusqu'au 12.Entre temps les allemands se sont acharnés sur ce village ,ont pris le maire en otage,défoncés et brulés ce qui restait dans les maisons Que reste t'il du village? Son église est brulée les maisons sont à peu prés toutes détruites avec des cadavres d'annimaux et de soldats pele -mele.Sous quels prétextes les allemands incendièrent les villages? sous aucun prétexte,éxcepté celui de faire de la place.Bruler pour détruire en forcant parfois les habitants à mettre le feu eux meme et ,les rendre spectateurs de leurs malheurs et quelques fois en jettant des gens au milieu du brazier le tout gratuitement sans raisons.Malheureusement ceci est le lot de toutes les guerres.Les premières victimes des conflits sont toujours les habitants civils.La paix est là préservons là....
(collection 125eme RI)
Le 125ème a perdu depuis le début du conflit, 1280 hommes tués, blessés et disparus. Il s'embarquera le 4 et 5 septembre en direction de LA MARNE à Jarville
voila un hommage afin de ne pas oublier
Voici grace à la photo de Marc Rohmer, la photo du vitrail de l église de Rémereville qui témoigne de cette époque
voila...aprés tout ce temps.....le calme est revenu
23 août 2007
REMERCIEMENTS
je tenais à remercier, les personnes qui m'ont aidées et qui m'aident pour ce blog...
-les personnels de la DMD86 et du BSN POITIERS...
-Mme BODIN....
-Ma petite femme, pour sa patience...infinie...et son aide tres efficace qu'elle a apportée à cet homme
pour la contruction de ce blog
-DIDIER du site "chtimiste"
-MICHEL LECLERCQ pour l aide tres pécieuse qu il m'a apporté pour les combats des flandres
-Marc et Evelyne ROHMER pour les photos et la documentation relatives à la Lorraine et d' autres photos et leur aide (merci à vous deux)
-la médiathèque de POITIERS par le biais de monsieur JACQUES LASSUS et de son directeur pour des photos en provenance de la collection"GERARD SIMAT"
-et enfin vous qui prenez le temps de lire ces quelques lignes
30 août 2007
LA MARNE 06/09 AU 21/09
Le 6 septembre,le régiment débarque, après un inconfortable voyage, dans la région D'ARCIS SUR AUBE prés du camp de MAILLY. Tous ont eus lecture de l'ordre du chef suprème :
Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n 'est plus de regarder en arriére. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer devra coute-que-coute garder le terrain concquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée.
le 06 septembre 1914 général JOFFRE
GENERAL JOFFRE
Situation au 5 septembre 1914
Dans la nuit, l'ordre de mouvement était donné aux unités. Le 125° s'établit sur la route de VITRY LE FRANCOIS face aux villages de Lenharée et de Vassimont que les allemands ont incendié.
Le 125eme en attente
(collection 125emeRI)
Le 8 septembre le régiment prend position au nord de Connentray, pour les 1° et 3° bataillon. Au 2° c'est le long de la voie de chemin de fer Vassimy-Haussimont qu'il est positionné. La position devient vite intennable à découvert sous les obus, avec la seule protection, le ballast...Il y a là de nombreuses pertes. Suite au repli des unités voisines, le 2° bataillon doit décrocher. Sa position trop en pointe devenait trop dangereuse. Quelques temps après l'ordre de contre-attaquer lui parvient.Celui-ci s'éxécute avec l'appui de l'artillerie du 49° RAC qui, malgré un tir d' enfer échoue .Le bataillon doit se replier sous les feux conjugués de notre artillerie et celle de l ennemi.
Artilleurs du 49ème RAC( sources artilleurs poitevins)
Le 9 septembre le 125° et le 114° sont maintenus sur les hauteurs au sud-est D'Oeuvry. Vers 5 heures du matin, guidée par un avion l'artillerie ennemie se déchaine. Les tirs cessent vers 8 heures. La situation devient critique, les allemands en contre-attaquant isolent la 6°compagnie, qui est dégagée apres une vive action à la baionnette. Les nombreux cadavres allemands, devant le front du régiment attestent de l' apreté de la lutte
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(collection DMD86/125eme RI)
Au soir de cette sanglante lutte qui a fait aussi de nombreuses pertes dans les rangs, le régiment est évacué sur le plateau de Salon aprés une épouvantable marche à travers bois où l'ennemi s'était infiltré. Malgrès les pertes élevées, les soldats Poitevins du 125° ont arretés le choc ennemi conformément aux ordres du 6 septembre.Le 10 septembre, tôt le matin, le régiment se porte en direction de Gourgancon dirigé par les lueurs de l'incendie du village allumé par les allemands. Ce bourg est traversé sans combats
GOURGANCON traversé par le braves du 125° maisons par maisons...
(collDMD86/125emeRI)
De nombreux prisonniers sont récupérés ivres ainsi que des blessés du 62° qui cependant ont été bien traités par l'ennemi.
Prisonniers allemands à Gourgancon (coll 125 ° RI)
Le témoignage suivant est lu aux troupes :
La bataille qui se livre depuis 5 jours s'achève en une victoire incontestable. La retraite des I-II-III° Armées Allemandes s'accentue devant notre centre et notre gauche. A son tour la IV armée ennemie commence à se replier au nord de Vitry et de Sermaize. Partout, l'ennemi laisse sur place de nombreux blessés, des quantités énormes de munitions. Partout on fait des prisonniers. En gagnant du terrain, nos troupes constatent les traces de l'intensité de la lutte et de l importance des moyens mis en action par les allemands pour essayer de résister à notre élan. La reprise vigoureuse de l'offensive a déterminé le succès. Tous, officiers , sous-officiers ,soldats avez répondus à mon appel et vous avez mérités de la patrie.
Général JOFFRE
Le 12 septembre, le régiment entre dans Chalons sur Marne, l'ennemi n'a pas fait sauter les ponts sur la marne. Le régiment dans la ville pillée, libère les habitants, capture des prisonniers, là aussi ivres, récupère un avion, 18 camions et un stock considérable d' obus "qui nous tomberont pas sur la tête".
La rapidité de l'avance du régiment est telle que dans les villages limitrophes il n'était pas rare de trouver des tables dressées avec des repas prèts à être consommés. Poursuivant son avance, le 125° s'arrête à Cupperly où il bivouaque. Le 13/09 le régiment rejoint Baconnes
Il recoit l'ordre d' attaquer avec la 17°DI le mont-Haut et Moronvilliers sous l' artillerie ennemie très active
Au cours de cette bataille tombait entre autre....... le 1ére Classe Julien Chaigneau. Originaire D Oiron dans les Deux Sevres Julien servait au 3éme Bataillon ,9éme compagnie.Il est décédé des suites de ses blessures
Julien repose à la nécropole militaire de Fére Champenoise (tombe N° 427)

Merci à Freddy Chaigneau son petit Neveu de m avoir fait parvenir sa photo et de m avoir autorisé à la publier sur le blog.Un hommage sera rendu à Julien et à son frére Moise tombé le 08 04 1916 à la cote du poivre dans les rangs du 107éme RI d Angouleme.
Les 14 et 15 septembre après une série d'attaques, tant stériles que meurtriéres, le 125° ne peut que prendre position dans les bois avoisinants l'ennemi.Les allemands avaient eu le temps de se réorganiser solidement. Canardé, contre attaqué, le régiment creuse des tranchées
(collect 125 eme RI)
(collection DMD86/125émeRI attaque du mont haut)
Grace à la tenacité et l'abnégation de tous, le régiment n' a rien cédé de ses positions inviolées. Le 125eme après avoir été relevé est envoyé au repos à Sept saulx ,et aux Petites loges, où il est recomplété en effectif. Il a perdu en 9 jours environ,1100 de ses valeureux combattants, tués, blessés, disparus....Il est dirigé vers les lignes avancées de Thuisy où il est relevé le 18 octobre.
Il est embarqué le 20 et 21 octobre à Saint Hilaire au temple. C'est là, que prend fin l'épopée sanglante et glorieuse de la MARNE,pour le 125eme Règiment d infanterie, où, il a vu le tiers de son effectif disparaitre....


































































































